Ramon Alejandro
PURE PERTE
Fata Morgana, 1974
1 volume broché 24,5 x 16 cm, broché, 20 pages de texte en français en tête du volume imprimés sur papier vergé vert (titre et version française de Maya Surduts et Ramon Alejandro), suivent 1 feuillet blanc et 31 feuillets de dessins au trait reproduits en photogravure, avec à la suite sur papier vergé vert les pages 85 à 96 (texte original en espagnol). Suivent enfin 2 feuillets non chiffrés dont l'achever d'imprimer avec la justification du tirage. Couverture en papier orange imprimée sur le premier plat et au dos. Excellent état. Léger pli à la couverture au dos. Plats de couverture et intérieur parfaits. Les dessins de l'artiste ont été reproduits sur papier bristol fort.
Edition originale.
Tirage à 725 exemplaires.
Celui-ci, un des 700 exemplaires sur vélin blanc et ingres gris (vert d'eau).
Joli album curiosa où l'imagination de l'artiste met en scène dans des positions indécentes une série de créatures hybriques homoérotiques (corps d'hommes avec phallus surdimentionnés et mutliples avec des seins de femmes parfois).
José Ramón Díaz Alejandro, né à La Víbora près de La Havane le 16 février 1943, est un peintre, illustrateur, sculpteur, et graveur français d'origine cubaine. La production picturale de Ramón Alejandro, entamée dès 1966 et très variée tant par les techniques employées (gravure, eau forte, dessin, aquarelle, huile, acrylique) que par ses thèmes, est lente et de plus en plus méticuleuse et fouillée. Esprit indépendant, peu soucieux de sa commercialisation, il méprise le marché de l'art et les épigones de Marcel Duchamp. Dans ces conditions, ses expositions sont de plus en plus exceptionnelles. Artiste onirique influencé par l'esthétique surréaliste, il peint ou dessine en premier lieu des machines inquiétantes flottant dans l'espace et violemment éclairées par une source lumineuse latérale mystérieuse. Cages, clous, herses, râteaux et mécanismes apparemment inutiles et soigneusement chevillés semblent prêts à torturer, transpercer, écraser, lacérer. L'irrationalité des machines côtoie paradoxalement la logique implacable des ombres portées, particulièrement complexes. Ses œuvres, qui font penser à l'atmosphère des prisons de Piranese et sont toujours affublés de titres recherchés, non dénués d'humour (Le Garde-meubles de Louis XVII) ou inspirés par la littérature (Octavio Paz), fascinent alors Roland Barthes comme Roger Caillois.
C'est ici le premier livre de cet artiste hors norme.
Bel exemplaire.
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250,00 €Prix
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